Conjoint en EHPAD : l’ASIR peut-elle aider à financer les dépenses du quotidien ?

Conjoint en EHPAD l’ASIR peut-elle aider à financer les dépenses du quotidien ?
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Votre conjoint est entré en EHPAD et vous continuez à vivre à votre domicile. Vous devez toujours payer votre logement, vos factures et vos dépenses courantes, alors qu’une partie des revenus du couple sert désormais à financer l’établissement. Vous pouvez aussi avoir besoin de nouveaux services à domicile, comme une aide pour le ménage, les courses ou la préparation des repas. L’ASIR peut vous apporter un soutien temporaire pendant cette période difficile. Elle ne permet pas de payer l’EHPAD, mais peut financer certains des services utiles à votre quotidien. Découvrez qui peut en bénéficier, les dépenses concernées, le montant de l’aide et les démarches à effectuer.

ASIR : quelle aide pour le conjoint resté à domicile ?

ASIR signifie « Aide aux retraités en situation de rupture ». Cette aide fait partie de l’action sociale de l’Assurance retraite. Elle s’adresse aux retraités confrontés à un événement qui bouleverse leur quotidien et fragilise leur organisation.

L’ASIR prend la forme d’un plan d’aides de courte durée. Son objectif est de financer une partie des services mis en place au domicile du demandeur. Elle peut, par exemple, faciliter l’intervention d’une aide à domicile, le portage de repas ou l’installation d’une téléalarme.

Elle ne constitue ni une allocation mensuelle durable ni un secours financier directement versé au retraité pour payer le loyer, l’alimentation ou les factures.

conditions de l'asir pour le conjoint qui reste à domicile

Le conjoint d’une personne en EHPAD peut-il bénéficier de l’ASIR ?

Oui, car l’entrée du conjoint en établissement est reconnue comme une situation de rupture. Toutefois, l’aide n’est pas automatique : c’est la situation du partenaire resté à domicile qui est étudiée.

Pourquoi l’entrée du conjoint en EHPAD peut-elle fragiliser le quotidien ?

L’entrée en EHPAD déséquilibre souvent la vie du couple. Le conjoint resté chez lui doit continuer à assumer son logement, l’énergie, l’alimentation et les assurances. Parallèlement, les ressources du ménage peuvent être en partie mobilisées pour financer l’établissement.

À cette difficulté financière peut s’ajouter une fragilité sociale. La personne doit parfois accomplir seule des tâches jusque-là partagées : faire les courses, préparer les repas, entretenir le logement ou effectuer certaines démarches administratives. L’ASIR peut alors contribuer à la mise en place rapide de services adaptés.

Attribution de l’ASIR : quelles conditions faut-il remplir ?

Pour solliciter l’ASIR, le demandeur doit :

  • être retraité du régime général de la Sécurité sociale ;
  • avoir exercé son activité professionnelle la plus longue au régime général ;
  • vivre à domicile ;
  • être confronté à une situation de rupture récente ;
  • avoir besoin d’un accompagnement temporaire pour continuer à vivre chez soi.

L’ASIR s’adresse en pratique aux personnes encore autonomes ou qui connaissent une légère perte d’autonomie, généralement évaluée en GIR[3] 5 ou 6. Elle ne peut pas être accordée si le demandeur perçoit déjà, ou peut bénéficier, de certaines prestations comme l’APA, la PCH, l’ACTP, la PSD ou la majoration pour tierce personne.

Bon à savoir
Cette règle concerne le conjoint qui demande l’ASIR. L’APA éventuellement accordée à la personne hébergée en EHPAD n’empêche pas le conjoint resté à domicile de déposer une demande.

Les conditions précises et les modalités d’intervention peuvent varier selon la caisse régionale. Il est donc préférable de demander une étude personnalisée plutôt que de conclure soi-même à une absence de droit.

Quelles dépenses du quotidien l’ASIR peut-elle financer ?

Cette aide financière pour une personne âgée à domicile ne couvre pas librement toutes les dépenses courantes. Elle prend en charge une partie du coût des services retenus dans un plan d’aides établi après l’évaluation des besoins.

Selon la situation et les prestations disponibles près du domicile, ce plan peut notamment comprendre :

  • l’entretien du logement et du linge ;
  • une aide pour faire les courses ;
  • la préparation ou le portage des repas ;
  • un accompagnement dans les démarches administratives ;
  • un transport accompagné ;
  • l’installation d’une téléalarme ;
  • de petits travaux d’aménagement destinés à prévenir la perte d’autonomie.

dépenses financées par l'asir

ASIR : quel montant peut être accordé ?

Le plan d’aides ASIR est mis en place pour une durée maximale de trois mois et son montant total est plafonné à 1 800 euros.

Ce plafond ne correspond pas à une somme garantie ni à un versement automatique de 1 800 euros. Il représente la valeur maximale du plan pouvant être accordé. La participation réelle de la caisse dépend notamment :

  • des besoins retenus lors de l’évaluation ;
  • du coût des services proposés ;
  • des ressources du demandeur et, le cas échéant, de son conjoint ;
  • du barème appliqué par l’Assurance retraite ;
  • des crédits disponibles au titre de l’action sociale.

Une partie du coût peut donc rester à la charge du bénéficiaire. La notification envoyée par la caisse indique la nature des services acceptés, leur durée et le montant de leur participation.

ASIR : les points à vérifier avant la demande

Voici les principaux critères à vérifier avant de contacter la caisse de retraite.

QuestionCe qu’il faut vérifier
Qui peut être concerné ?Le conjoint retraité resté à domicile et relevant principalement du régime général
Dans quelle situation ?Après un événement récent, notamment le placement du conjoint ou d’un proche en institution
Quelles dépenses ?Des services à domicile, le portage de repas, la téléalarme, le transport accompagné ou certains petits aménagements
Quel montant ?Un plan plafonné à 1 800 euros, avec une participation calculée selon les besoins et les ressources
Quelle caisse contacter ?À la caisse régionale de l’Assurance retraite
Comment faire la demande ?En transmettant le formulaire ASIR et les justificatifs

Comment demander l’ASIR après l’entrée du conjoint en EHPAD ?

La démarche doit être entreprise rapidement après l’admission du partenaire. La caisse vérifie d’abord les conditions administratives, puis fait évaluer les besoins du demandeur.

Quelle caisse de retraite faut-il contacter ?

Le conjoint resté à domicile doit s’adresser à la caisse qui lui verse sa retraite du régime général : Carsat, Cnav ou CGSS selon son lieu de résidence. Il peut appeler le 3960 ou se connecter à son espace personnel sur le site de l’Assurance retraite.

Le formulaire « Demande d’aide aux retraités en situation de rupture » est disponible en ligne. Il peut être envoyé directement à la caisse. Le service social de la caisse régionale ou une structure d’évaluation peut aussi accompagner le retraité dans cette démarche.

Quels justificatifs faut-il préparer faut-il préparer ?

Le formulaire demande des informations sur la situation familiale, les retraites perçues, les ressources actuelles et les autres aides déjà obtenues ou demandées.

Il est utile de préparer :

  • le numéro de Sécurité sociale et les références de retraite ;
  • un justificatif de l’entrée du conjoint en EHPAD et sa date ;
  • les justificatifs de ressources du couple ;
  • les décisions concernant l’APA ou d’autres prestations ;
  • une présentation des difficultés rencontrées à domicile ;
  • les devis ou estimations du coût des services nécessaires.

Plus la situation est détaillée, plus l’évaluation pourra déboucher sur un plan adapté aux besoins réels.

Dans quel délai faut-il demander l’ASIR ?

La demande doit être transmise au plus tard dans les six mois suivant l’événement de rupture. Il ne faut donc pas attendre que les difficultés deviennent trop importantes.

Après un premier accord de principe, une structure mandatée par la caisse prend généralement contact avec le demandeur. Un professionnel évalue alors ses besoins, souvent lors d’une visite à domicile. Un proche peut être présent si la personne le souhaite.

À la suite de cette évaluation, un plan d’aides est proposé puis transmis à la caisse pour validation. Le demandeur reçoit ensuite une notification précisant les services accordés et la participation financière retenue.

ASIR, APA et ASPA : quelles différences pour le conjoint ?

L’ASIR, l’APA et l’ASPA ne répondent pas aux mêmes besoins. Elles ne sont pas non plus accordées par les mêmes organismes.

  • L’APA est attribuée par le conseil départemental aux personnes âgées en perte d’autonomie, classées en GIR 1 à 4. L’APA à domicile finance une partie du plan d’aide. En EHPAD, elle réduit le tarif dépendance payé par le résident.
  • L’ASPA est une allocation destinée aux retraités qui disposent de faibles ressources. Elle leur garantit un niveau minimal de revenus. Elle est versée par la caisse de retraite.

D’autres dispositifs peuvent aider à financer l’hébergement en EHPAD. L’APL et l’ALS sont versées par la CAF ou la MSA pour réduire le coût du logement. L’ASH, accordée par le conseil départemental, peut prendre en charge une partie des frais lorsque les ressources du résident sont insuffisantes.

L’ASIR se distingue de toutes ces aides : elle ne finance pas le séjour en EHPAD, mais certains services nécessaires au conjoint retraité resté à domicile.

Quelles aides demander si l’ASIR ne suffit pas ?

Le plan ASIR ne dure que trois mois. Dès sa mise en place, il est donc utile d’anticiper l’organisation qui prendra le relais.

Le conjoint resté à domicile peut demander un bilan plus large à sa caisse de retraite ou à un travailleur social. Celui-ci vérifiera si une aide durable à domicile, une aide au logement ou un soutien proposé par la complémentaire retraite peut être mobilisé.

La situation financière globale du couple mérite également d’être examinée afin de vérifier que toutes les aides possibles ont bien été mobilisées. Elles peuvent permettre de réduire le montant payé pour l’EHPAD et, ainsi, de préserver une plus grande partie des ressources du couple pour les dépenses du conjoint resté à domicile.

L’entrée en EHPAD d’un partenaire ne signifie donc pas que l’autre membre du couple doit affronter seul cette période. L’ASIR peut offrir une première réponse rapide, ciblée et temporaire pour préserver son quotidien à domicile.

FAQ

L’ASIR peut-elle aider un conjoint dont le partenaire vit en EHPAD ?

Oui. Le placement du conjoint ou d’un proche en institution fait partie des événements pouvant justifier une demande d’ASIR. L’aide concerne toutefois la personne retraitée qui reste à domicile et les services dont elle a besoin chez elle. Son attribution dépend de l’évaluation réalisée par la caisse.

Quel est le montant de l’ASIR ?

Le plan d’aides est plafonné à 1 800 euros pour une durée maximale de trois mois. Le bénéficiaire ne reçoit pas automatiquement ce montant. La participation de la caisse dépend des services retenus, des ressources et du barème appliqué.

Quelles dépenses peuvent être prises en charge par l’ASIR ?

L’ASIR peut participer au coût de l’aide ménagère, des courses accompagnées, de la préparation ou du portage des repas, de la téléalarme, du transport accompagné ou de petits aménagements du logement. Elle ne finance pas directement les factures courantes ni les frais d’EHPAD.

Comment demander l’ASIR à sa caisse de retraite ?

Il faut contacter sa Carsat, la Cnav ou la CGSS et remplir le formulaire de demande d’aide aux retraités en situation de rupture. Le dossier doit être adressé dans les six mois suivant l’entrée du conjoint en établissement. Une évaluation des besoins est ensuite organisée.

Quelles différences entre l’ASIR et l’APA ?

L’ASIR répond temporairement à une situation de rupture et aide le retraité à financer certains services à domicile pendant trois mois au maximum. Elle s’adresse aux personnes encore autonomes ou légèrement fragilisées. L’APA finance les besoins durables liés à une perte d’autonomie. Elle concerne les personnes classées en GIR 1 à 4, à domicile comme en EHPAD.

Peut-on bénéficier de l’ASIR avec d’autres aides ?

Cela dépend de la nature des aides et des besoins financés. Certaines prestations liées à la perte d’autonomie excluent l’ASIR. D’autres peuvent être complémentaires si elles ne couvrent pas la même dépense. Seule la caisse de retraite peut confirmer le cumul possible après l’étude du dossier.

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